
Face à l'omniprésence de Microsoft Office (35 % des parts du marché pour la version 2007 auxquels s'ajoutent 20% supplémentaires de la version 2003 : chiffres communiqués par PC Expert, nov. 2009), la suite bureautique de Sun, maintenant distribuée par Oracle, OpenOffice, parvient, progressivement, à une plus grande visibilité.
Nous ne devrions pas nous sentir concernés par les enjeux qui opposent ainsi les tenors de la bureautique ; du moins pas sur leur terrain de prédilection qui est celui du capitalisme pur. Le fait que OpenOffice soit distribué gratuitement alors que Microsoft Office l'est moyennant finances est un facteur de trouble supplémentaire dans la compréhension que nous pouvons avoir de ce qu'est l'OpenSource.
Il n'a jamais été dit nul part que les logiciels OpenSource ne pouvaient être commercialisés ou devaient être obligatoirement distribués gratuitement.
Un logiciel OpenSource est, ainsi que son nom l'indique, un programme dont les sources, écrites à l'aide de divers langages peuvent être librement modifiées ou modifiées en respectant certaines conditions (et c'est pour cela qu'il existe diverses licences juridiques chargées de délimiter les droits des uns et des autres) à la condition impérative d'avoir les compétences pour y parvenir.
Le passage obligé par la législation, généralement anglophone, très souvent validée par le seul texte anglais, les autres langues n'ayant pas de valeur juridique, est un signe qu'il n'est donc plus question de rêver à un tout autre monde. Il fut un temps où le latin était la seule langue juridique autorisée. Il se trouve que, les empires succédant aux empires, l'anglais est donc aujourd'hui la langue qui régit la part la plus importante de la société informatisée. De nombreux logiciels OpenSource ne sont donc pas traduits car nous arrivons là sur un autre constat : une part importante de ces logiciels vit par l'action dite "bénévole" de programmeurs très souvent, par ailleurs, et principalement, salariés comme chacun d'entre-nous.
Quelque soit la façon dont nous puissions nous situer dans ces cadres imposés par notre société capitaliste, il arrive donc toujours un instant où la situation ne peut plus évoluer vers un ailleurs différent car cela impliquerait des concessions que l'organisation actuelle des productions ne peut tolérer et accepter ; à moins de l'y obliger par des actions communément appellées "révolutionnaires".
Il est donc fondamental de ne pas se laisser berner par les sirènes de l'OpenSource au prétexte qu'elles nous chanteraient quelques couplets libertaires et de se dire que, en un tout autre monde, l'OpenSource n'aurait aucune raison d'être car il serait la règle et non l'alibi.
Opposer un méchant Microsoft à un gentil Sun est donc une vue de l'esprit dont les degrés collaborationiste s'échelonnent de la plus simple et réelle naïveté (entretenue précieusement par la pensée dominante) à des actes d'engagements militants dans la lutte concurencielle qui oppose deux grands groupes supra-nationaux. Personne ne pourra convaincre qui que ce soit ayant un regard critique qu'une firme capitaliste puisse distribuer gratuitement une part de sa production sans y trouver, quelque part, un profit substantiel.
Ces considérations pourront paraître injustifiées mais il n'est pas encore interdit de ressentir ainsi la situation... ni de constater qu'en France et en cette vaine opposition entre une suite bureautique dite openSource et une suite bureautique ouvertemment commerciale et propriétaire, l'Education dite "Nationale" n'hésite pas, du moins, en ses instances dirigeantes, à imposer aux élèves (les universités semblent avoir une politique nettement moins contraignante) l'usage de la suite Microsoft Office. Les rares lycéen-ne-s à utiliser OpenOffice sont contraints d'enregistrer leurs travaux au format Microsoft car, la plupart du temps, aucune machine n'est équipée de la suite aux couleurs de Sun MicroSystem. L'empire Microsoft a donc encore de beaux jours devant lui ! nos dirigeants faisant servilement le travail qui leur est demandé, la promotion efficace et convaincue d'un OS dominant et de ses dépendances logicielles (outil multimedia et navigateur internet compris)... bien que, en Europe, ces mêmes dirigeants maîtres en apparente contradiction organisée aient juridiquement demandé à Microsoft de cesser son forcing... au nom de la concurrence, un maître mot en ce monde de libres-échanges.
Utiliser un OS autre que Ms Windows, restriction faite de tout ce qui précède au sujet de l'OpenSource, peut aussi se révéler être u véritable parcours du combattant tant les embûches et petites vexations peuvent être multiples. L'une d'entre elles a été évoquée au sujet du peu de cas qui était fait dans les lycées de la suite bureautique de Sun mais cette prégnance des brevets propriétaires agit aussi en profondeur sur tous nos comportements au travers de nos navigation internet.
Utilisation avancée : les services OpenOffice
Sun est, par exemple, un des acteurs principaux de la mise en place d'une nouvelle structure globale de la distribution de logiciels et de services aux entreprises communément appellée "informatique en nuage" ou Cloud Computing(informatique dans le nuage, informatique en nuage, informatique dématérialisée, infonuagique). Les services Google Apps vont également dans ce sens et Microsoft (Azure), comme tout conquérant se croyant bien établi, après avoir un moment ignoré le phénomène, a fini par se rallier à cette "nouvelle" conception du monde, une alternative économique et performante pour l'entreprise (Communication SunMicroSystem)... un soleil dans les nuages... de la crise... le mot est facile ... si ce n'était l'Oracle qui l'avait prononcé pour nous rappeler la vacuité sociale de l'entreprise.
Nous sont donc proposés deux grands choix essentiels :
Quel avenir pour OpenOffice / Oracle ?... il est toujours possible de se fatiguer les neurones à y réfléchir ou, d'opter pour Gnumeric (tableur) et Abiword (traitement de texte). Installables depuis synaptic ou la logithèque Ubuntu, l'un comme l'autre sont légers (une qualité que ne connaissent plus avec les dernières versions de OpenOffice), capables de récupérer sans problèmes des fichiers OpenOffice dans la mesure où votre usage d'une suite bureautique ne vous oblige pas à compter sur des macros sophistiquées, ce qui est généralement le cas pour la plus grande part des utilisateurs. L'installation faite, rendez-vous dans synaptic et faite de la place : OpenOffice ne vous sera plus d'aucune utilité... sauf s'il vous est nécessaire de concevoir des présentations dites "powerpoint", comme si seul Microsoft savait le faire ! Aller ! hop ! remove ! et n'oubliez pas qu'un tableur Excel s'appelle en langage commun un "tableur" et que "traitement de texte" ne signifie pas obligatoirement MSWord.
Vous n'aimez pas la présence du logo d'Oracle sur la boîte de dialogue d'ouverture de OpenOffice ?
Vous n'avez pas apprécié la mutation d'OpenOffice ?
Rendez-vous sur le site de la Document Foundation ! (Téléchargemnt de LibreOffice un fork de OpenOffice, Windows, Linux 32 et 64 bis, MacOs, Code Source).
Voir aussi :
Chevaliers et damoizelles aux couleurs orangées d'Ubuntu ou aux vertes collines de Windows, il nous est cependant quasi impossible d'ignorer ces milliers de PPS qui provoquent régulièrement cette interrogation sur les forums : comment ouvrir ces sacrés fichiers ?
Le problème ne peut se résumer (comme cela se dit assez souvent) à un simple mépris pour ces internautes qui se nourrissent de pareilles miévreries. Les PPS, aussi répandues soient-elles, sont comme l'internet... le reflet global de ce que nous sommes. Certaines sont purement stupides, ou graveleuses ; d'autres contiennent des informations essentielles à notre compréhension des multiples hold-up dont nous sommes les victimes aveugles ou lucides.
Donc, pour celles et ceux qui ne sauraient encore ce que sont les PPS, ces trois lettres sont l'acronyme de "PowerPoint Show", un fichier PPS réalisé à l'aide de PowerPoinT (d'où cet autre acronyme : PPT), un outil propriétaire fourni avec la version complète de Microsoft Office. Il permet de réaliser des diaporamas et le montage d'animations flatteuses parfois très élaborées. Cette propriété créative de PowerPoinT l'a donc rendu extrêmement populaire.
Installer pptview 2007 : (pré-requis : avoir installé wine) Menu Principal >>> Accessoires >>> Terminal et les polices de caractères Microsoft.
sudo apt-get install pptview msttcorefonts
Pour ouvrir une présentation PowerPoinT, il suffit alors de faire un clic droit sur un fichier PPS et Ouvrir avec pptview
Pour éditer ou créer une présentation PowerPoinT, openoffice.org-impress peut évidemment remplacer PowerPoint de Ms Office. Ceci ne pose aucun problème en création. Toutefois, la récupération et la modification de diaporamas complexes construits avec PowerPoint pose des problèmes.
Il est parfaitement possible de réaliser des diaporamas avec la suite OpenOffice Sun/Oracle. Celle comporte un éditeur de diaporama, Impress.
Toutefois, l'antériorité de MSPowerPoinT a produit un fond très important qu'il sera difficile d'endiguer. Ceci est d'autant plus accentué que Microsoft met gratuitement à disposition, comme Adobe, un lecteur nommé PowerPoint Viewer qui fonctionne tant sous GNU/Linux
que sous Ms Windows.
Formation Ubuntu/Windows, développement et administration de sites
déclaration à la CNIL : n° 1397076
Photographies, logo, illustrations : Pierre BELLENEY