présentation

Ce sujet peut, à lui seul, faire l'objet de centaines d'ouvrages. Cette page a pour unique but de vous faire prendre conscience qu'il est impossible de résoudre d'une façon autonome une grande partie des disfonctionnements de Windows sans en passer par un apprentissage de la base de registre qui est le centre névralgique de tout le système.
Une attaque sur les fichiers qui la compose peut nuire considérablement au système d'exploitation, voire, le rendre totalement inutilisable.
Cette attaque peut provenir de l'extérieur par internet et/ou par l'installation non sollicitée, silencieuse ou sournoise d'un programme qui ne se manifestera à vous qu'une fois installé.
Vous pouvez aussi , par vous-même, provoquer de sérieux désastres en voulant absolument installer un pilote vidéo inapproprié (par exemple) ou en manipulant d'une manière hasardeuse votre éditeur de base de registre.

Il est d'usage de toujours insister sur les conséquences d'une manoeuvre incorrecte dans le registre.

Ces avertissements répétés ne signifient en rien que vous n'avez pas à aller dans la base de registre... mais seulement qu'il ne faut y aller que si vous êtes sûr de ce que vous y faites.

Toutes ces précautions oratoires et bien réelles prises, vous savez donc ce que vous comptez obtenir.

Dans l'immédiat, le résultat de notre intervention (merci de vous rendre sur la page liée) sera de désinstaller complétement un logiciel parce que son programme de désinstallation n'a pas été conçu pour le faire entièrement : soit les concepteurs sont négligents soit ils ont quelques bonnes raisons de l'être.

Cette "philosophie" de la programmation est relativement courante et l'un des principaux adeptes en est Microsoft qui a opacifié la documentation relative à ses propres inscriptions dans la base de registre... une façon comme une autre de nous rappeller qu'une licence Microsoft ne nous donne que des droits d'utilisation et de consommation mais non des droits de pleine jouissance de notre outil de travail.

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Windows 3.1 (1990)

Le premier système Microsoft à utiliser une base de registre a été Windows 3.1. (1990). Le fichier se nommait REG.DAT et, pour y accéder, il fallait connaître un sésame qui, à l'époque, n'était guère divulgué : il fallait appeller

Regedit /v

Le dispositif de configuration se complétait des fichiers win.ini et system.ini qui, à eux deux, commandaient également une partie du comportement de Windows.

Windows avait encore une construction relativement ouverte car, en dehors de REG.DAT, une grande partie de la configuration des logiciels se faisait par l'intermédiaire de petits fichiers textes (ces fameux fichiers .ini), fichiers de configuration la plupart du temps écrits "en clair", et, par ce fait, modifiables par toute personne sachant le faire.

Cette façon de concevoir la configuration logicielle est toujours utilisée sous Unix et GNU/Linux, d'où l'intérèt de ces environnements pour qui veut agir en toute connaissance de cause sur sa machine.
Ceci est à la fois quasi ludique et parfaitement utilitaire... d'autant plus ludique avec Windows que cela avait un petit goût d'interdit.

wintage... une liste de liens

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Windows 95 (1995)

Microsoft part à la conquête du monde avec CHICAGO (1995). Cette ville est connue pour son histoire maffieuse ou pour son Blues particuliers. Ceci ne semble pas émouvoir Microsoft qui baptise ainsi Windows 95 (un OS mal sécurisé et grand public) tout en développant NT, un système d'exploitation plus complexe principalement réservé aux entreprises. Windows NT n'avait pas de vocation grand public ; cette situation durera jusqu'en 2001.

Avec Windows 95, l'emprise de Microsoft sur l'utilisateur s'alourdit. Les fichiers .ini, trop manipulables, sont progressivement éliminés.
Leurs informations sont reportées dans la base de registre qui prend, progressivement, une ampleur considérable.
Elle se compose de deux fichiers :

USER.DAT et SYSTEM.DAT

le premier gère les configuration utilisateur, le second, celle du système.

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Windows 98 (1998)

Memphis est la 4ème ville américaine dans le classement des villes les plus dangereuses des USA, ou, au choix, la ville natale d' Elvis Presley.
Microsoft impose alors l'usage, par défaut, de Internet Explorer, complètement imbriqué dans l'explorateur de fichier... Installée en "banlieue" de Seattle, ville connue pour être le siège historique de Boeing et le point de naissance de la musique grunge, la multinationale de Redmond se fait rappeller à l'ordre par la commission européenne : l'imbrication imposée d'internet Explorer et du Windows Media Player est considéré comme un abus de pouvoir sur le consommateur (côté face) mais cette situation enrage également les concurrents malheureux de Microsoft (côté pile)...

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Windows XP (2001)

En 2001, Microsoft parvient à conquérir 90% du parc informatique avec Windows XP, une version NT enfin disponible à tout utilisateur qui peut dès lors envisager d'installer, sereinement (!!!), un réseau domestique comprenant des partages internet, imprimantes, multimedia...

Toutes choses qui, secondées par une emprise commerciale envahissante, provoquent une surenchère consommatrice inédite à ce jour.

Mots clés pour en savoir plus : 1998 microsoft commission européenne, 2010 microsoft commission européenne internet explorer un document parmi d'autres :
Accord parfait entre la Commission européenne et Microsoft! (mai 2010).

Sous XP (et toute version NT de Windows), la base de registre prend des proportions gigantesques : 20 Mo d'espace disque sont une moyenne basse.
Mais qu'importe ! sur un disque de 160 GO, tout cela passe inaperçu !

Il est toujours possible de considérer comme tout à fait normal qu'un particulier puisse avoir besoin d'une telle quantités de données et que le meilleur moyen de remplir autant d'espace est de télécharger illégalement quelques dizaines de films et plusieurs milliers de MP3.
À raison de 3mn d'écoute par MP3, quel est l'intérêt d'une telle accumulation... sinon celui de nous rendre délinquants potentiels et, plus que jamais, totalement asservis à la consommation.

Pour mémoire, il faut rappeller qu'en 1990, un disque dur de 10 MO suffisait à stocker le système d'exploitation ; Windows 3.1 était livré avec 6 disquettes et occupait donc, à lui tout seul, une part très importante du disque dur.
Sur un disque dur de 60 ou 160 GO, XP et les logiciels supplémentaires de base occupent aujourd'hui 5 à 10 GO, ceci, dans le cadre d'une configuration relativement modeste... L'énormité monstrueuse de XP nous paraît bien légère, toute proportions gardées. Et il en est de même pour les utilisateurs de Vista...20 GO ! sur 500 GO ! Il n'y a pas de quoi s'émouvoir !

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LA BASE DE REGISTRE DE WINDOWS XP
Fichiers stockés dans C:\WINDOWS\system32\config.

Ce répertoire correspond à la clé HKEY_LOCAL_MACHINE.

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Fichiers NTUSER.DAT du répertoire C:\Documents and Settings\..

Les utilisateurs apparents (S-1-5-21-...) au login (à l'ouverture) du Bureau de Windows possèdent chacun une base de données NTUSER.DAT. Mais ils ne sont pas les seuls "utilisateurs de Windows". S'y ajoutent pas mal de monde dans les coulissses, les "Well-know SID ":

NTUSER.DAT du répertoire C:\Documents and Settings\.. correspondent aux clés

Ceci signifie que, lorsque nous faisons une modification de la base de registre dans la clé HKEY_CURRENT_USER, cette modification concerne uniquement l'utilisateur en cours.

Chacun peut ainsi disposer de ses configurations personnalisées. La contre-partie en est que, lorsque vous n'êtes pas maîtres à bord, c'est à dire, dépendant d'un administrateur, vous n'avez pas d'autres choix possibles que d'accepter les configurations créées par cet administrateur.

La seconde contre-partie de cette organisation est que, si un programme indésirable est installé sur votre machine, il ne suffit pas de le supprimer de votre configuration personelle. Il est peut-être aussi installé dans HKEY_LOCAL_MACHINE ou dans le registre de chacun des utilisateurs authentifiés.

Enfin, et pour compliquer les choses, la base de registre est, par défaut, en partie bridée.

Parmis d'autres clés inaccessibles par défaut, les clés

qui concernent la sécurité (mots de passe, autorisations des utilisateurs etc...) sont interdites d'accès.
Les modifier (y-a-t-il un intérét à le faire, en dehors de manoeuvres particulières ou malveillantes) n'est permis qu'à ceux qui en sont arrivés aux derniers stades de l'initiation.

Les fichiers .dat : voir aussi utilisation de Ccleaner et Wikipédia, article index.dat

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ACCÈS À LA BASE DE REGISTRE

Depuis Windows 95, et toutes versions NT comprises, l'accès à la base de registre se fait par

Il faut alors taper au clavier la commande suivante:

regedit

Ceci ouvre alors l'arborescence de la base de registre.

La base de registre de Windows comporte deux clés principales qui sont :

Ces deux clés principales de configuration et d'installation des applications sont en correspondance avec vos deux répertoires Windows :

Ceci fait que toute action sur

est automatiquement reportée sur

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Conclusion

Une fois l'éditeur de registre ouvert, il est totalement irrationel d'aller chercher une quelconque information en développant l'arborescence... autant chercher une aiguille dans une botte de paille.
Par contre, il est possible de rechercher un terme en boucle comme dans tout fichier texte et d'aller à chaque occurence de ce terme à l'aide de la touche F3.

Telle qu'elle se présente depuis son éditeur, la base de registre ne ressemble pas à un fichier texte. Pour s'en apercevoir, il suffit de l'exporter partiellement ou complètement.
Cette manipulation est possible en cliquant (dans l'éditeur de registre, pas sur le Bureau!) sur

Le résultat : un fichier texte de 50 Mo pour une machine non surchargée par divers softwares plus ou moins utiles.

Ceux d'entre-nous qui expriment quelques critiques au sujet du tout sécuritaire savent très bien que l'informatique n'est pas qu'une technique... elle est aussi la plus profonde et aliénante projection de notre société sur la machine...

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Formation Ubuntu/Windows, développement et administration de sites
déclaration à la CNIL : n° 1397076
Photographies, logo, illustrations : Pierre BELLENEY

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