Face à l'omniprésence de Microsoft, il est difficile de proposer un système d'exploitation ouvert. Le problème n'est pas uniquement technique ou juridique. Il est celui des habitudes imposées, du manque de visibilité des alternatives auprès du plus grand nombre d'utilisateurs, du poids déterminant que représente l'informatique d'entreprise ou des choix faits par les administrations.
En France, quelques faits pourraient laisser penser que l'empire Microsoft soit quelque peu malmené. Les ministères de la Défense, de l'Economie et des Finances ainsi que la Gendarmerie Nationale et la Mairie de Paris sont tous passés à Linux avec la bénédiction d' Eric Besson, le spécialiste informatique du Gouvernement; mais l'un des principaux appels fait en direction des enseignants concerne non pas l'usage de logiciels libres mais une sensibilisation à la sécurité internet et la protection des mineurs.
"De nombreuses administrations, et notamment la direction du Développement des Médias, l'Éducation nationale, la Justice et l'Intérieur, coopèrent pour garantir une navigation sécurisée du grand public." (citation extraite de http://www.protegetonordi.com/rub_enseignants/default.html).
En juin 2007, les 577 députés de l'Assemblée Nationale ont reçu en cadeau de bienvenue un ordinateur portable comprenant un pack complet de logiciels opensources, OS ("Operating System") compris. Les citoyennes et citoyens français savent remercier leurs représentants... La France est, paraît-il, "conquise par l'opensource".
L'opération ORDINA 13 fut mise en place dans les Bouches du Rhônes (2007/2008) à l'intérieur d'une expérience pilote qui concernait 3 départements. Un ordinateur portable HP sous Windows Vista Edition Familiale Basic (AMD sempron, 1Go mémoire vive, ) fut fourni aux élèves (http://www.ordina13.com/1024/page-1024_don_accueil-rub-3.html); à l'exception d'Open Office, le menu logiciel ne brillait pas par son ouverture au monde de l'opensource : McAfee, Windows Media Player, Encyclopédie Hachette, lecteur d'empreintes digitales HP FingerPrint (désactivé), Adobe Reader, Photofiltre.
L'approche qui sous-tendait l'opération, du moins s'il faut se fier aux déclarations officielles, comprennait notamment tout un discours sur le thème du nomadisme. Le "travailleur du futur sera un travailleur nomade"...
Faut-il être de bien mauvaise foi pour évoquer, en retour dialectique, précarité, missions intérimaires et autres délocalisations... ou demander un rapport détaillé du bilan de ces actions, ou dire, en petit comité, que les batteries des portables n'étant pas infiniment chargées, il faut songer à brancher les machines sur des prises parcimonieusement réparties en salles de cours... ce que l'on appelle familièrement, "le petit détail qui tue".
Rares sont les filières enseignantes de base, écoles primaires, collèges et lycées, qui organisent leurs outils informatiques autour de logiciels opensources. Instances dirigeantes et employeurs, sont acquise à Microsoft. Les enseignants, salariés, sont, bon gré, mal gré, utilisateurs de Microsoft Windows. Ils le sont d'autant plus facilement que Microsoft leur accorde des licences particulières tant sur Windows que sur MS Office.
Les rares élèves utilisateurs d'OpenOffice sont dans l'obligation de transmettre leurs travaux enregistrés aux formats propriétaires Microsoft car aucune machine de leur établissement n'est configurée pour interpréter les formats bureautiques ouverts.
Dès le début de leur apprentissage, les élèves sont formatés Microsoft ; le groupe, minoritaire, des utilisateurs OpenOffice, se retrouve assez vite découragé par cet environnement défavorable et, dans les faits, réticent à toute ouverture, quoiqu'il puisse être déclaré en privé ou en petits comités.
Seul, l'enseignement supérieur, échappe à cette omniprésence. La raison n'en est pas une sorte de lucidité critique.
Les universités sont là pour finaliser la formation de dirigeants et d'exécutants de haut niveau, essentiels, vitaux pour un bon fonctionnement et une reproduction adéquate du système social actuellement en place et, contrairement à ce qu'affirme la pensée dominante, réversible.
En informatique, cette "reproduction" se traduit paradoxalement par un travail et un apprentissage de divers langages et systèmes nécessairemment ouverts, car ils seraient, en cas contraire, impossible de faire évoluer une situation dans laquelle tout serait clôturé par des brevets inaliènables.
En cela, l'université possède encore, en apparence, cette propriété, par les outils de travail analytique qu'elle propose, de nous ouvrir les yeux sur les blocages de notre société. Il faudrait être naïf, toutefois, pour penser que chacun a toute "chance" égale d'en "profiter" ; une société conservatrice se regénère par sa jeunesse privilégiée, soigneusement triée grâce au jeu éliminatoire des enseignements diffusés en amont, subtil mélange d'expériences innovantes et de complicités, peut-être critiques, mais aussi activement réformistes et prosélytes de la pensée dominante.
Le confortable cocon des privilèges acquis en toute "inconscience", soirées étudiantes, séminaires et autres groupes de travail, réseaux affectifs, alliances sexuelles pseudo-libéralisées, parfait ce bel ouvrage de reproduction sélective qui assure la pérennité de l'héritage matériel, linguistique et culturel, tel que Pierre Bourdieu, déjà dévoyé par ses propres étudiants devenus Maîtres De Conférences, aura pu statistiquement l'analyser.
Ceci n'est peut être pas une réflexion de bon aloi mais ne pas le dire revient à rester complice de cette situation et, dans ce contexte particulièrement rétrograde qui, à l'heure actuelle, tente, par tous les moyens, de nous attirer en son mortifère dénouement, il n'est pas inutile de rappeller qu'il y a quelques trente années de cela, au vingtième siècle des pires excès sanguinaires, Baudelot et Establet, édités par Maspero, étaient les auteurs de chevet de tout étudiant en sociologie.
En toute impudence certains se réfugieront derrière l'argument habituel : les statistiques de Baudelot et Establet sont bien anciennes; les temps ont changé !
Reconnaissons que les statistiques sont bien anciennes et dépêchons-nous de donner la parole aux actuelles.
Si changement est, il y a fort à parier que cela soit dans le sens d'un forte dégradation de l'accession, finalisée par diplômes, de la classe prolétarienne aux quatre premières années de formation à l'université ; ce langage n'en déplaise à certains qui préfèrent parler "d'excellence, de stratégie, de pôle de compétitivité" et autres SUPMECA et loi Pécresse.
Jean Méhat, Maître de Conférence en Mathématiques, Informatique, Technologies, Sciences de l'information et de la communication Informatique à Paris VIII fut aussi directeur de thèse de Frederic Ciréra. Cet étudiant fonda Mygale, la première communauté internet française ; et, comme quoi il n'est guère possible de nier cette évidence qu'un enseignement critique n'aboutit pas nécessairement à des actes critiques, le jour où Frederic Ciréra a dû se déterminer pour savoir ce qu'il allait faire de sa communauté, il l'a monnayée chez Havas On Line (en 1997) puis devint actionnaire. Ceci n'est, évidemment, qu'un raccourci mais le Web, prolixe, se fait un plaisir de nous guider vers plus de détails peu reluisants ; du moins à qui veut bien suivre le guide.
Finalisé, médiatisé, présenté comme solution naturelle et unique, un système informatique propriétaire vit sur lui-même jusqu'à son "remplacement" par une "autre version modernisée" programmée dans le secret et les arcanes sélectives de laboratoires où sont discrètement élaborés, en suivant un cahier des charges principalement commercial, modifications, tests et corrections.
Tout cela est également possibles, à tout moment - une différence fondamentale -, dans un projet dont les sources sont, précisémment, "ouvertes", c'est à dire accessibles à toutes personnes compétentes qui peut les modifier et les adapter à toute nouvelle situation.
La réactivité communautaire opensource est, de ce fait, très efficace. Cet avantage a son revers : largement utilisé par la structure dominante, l'ouverture et l'absence apparente d'une culture du secret permettent que les travaux réalisés soient récupérés, en toute légalité, à des fins pour lesquels ils n'étaient pas conçus.
Ceci confirme, une fois de plus, qu'une alternative isolée à l'intérieur d'un cadre conservateur n'est que cure de Jouvence du grand malade.
Microsoft préparera telle ou telle demande conforme à sa politique commerciale d'obsolescence pour que réagissent notre porte-monnaie et notre nouveau Windows, décidera d'intégrer tel ou tel brevet qu'il se sera approprié afin de ne pas avoir à en combattre la concurrence ; une technologie d'écrans tactiles, mise au point par une entreprise toulousaine a ainsi été happée par Microsoft qui semble avoir pris son temps pour la commercialiser et en faire un objet, pour le moment, aussi luxueux qu'anecdotique : une table de salon autour de laquelle les convives se passent, du bout des doigts, diverses photos de leurs albums partagés. Une vraie séance à l'ancienne ! sans empreintes digitales sur le papier ! un progrès, effectivement, considérable... pour ceux qui se réunissent et communiquent dans les grands hôtels internationaux ou étalent en leur salon une table Hi Tech pour quelques milliers de dollars de plus.
Vous pouvez compléter cette réflexion par la lecture de la rubrique Base de registre.
Déjà bien intégré au système de Microsoft, un peu angoissé à l'idée de passer le gué, sachez tout de même que votre passage en douceur de Linux à Windows se fera en de bien meilleures conditions d'appréhension si, auparavant, vous avez déjà commencé à travailler sous Windows avec des logiciels opensources. Ce premier sas vous conduit à une seconde étape qui consiste à utiliser Windows et Linux (d'où "lindows"), tous deux installés sur une même machine. Viendra alors peut-être une troisième étape au cours de laquelle vous déciderez de formater Windows car il n'aura plus aucune utilité pour vous : vous aurez fini par trouver tous les logiciels GNU dont vous avez besoin fonctionnant sous GNU/Linux ; et vous ne verrez peut-être plus l'intérèt de payer des licences d'utilisation ou de pirater des logiciels commerciaux.
Au cours de ces pages, plusieurs logiciels GNU ou opensources sont évoqués. Ils correspondent à des choix personels qui n'ont qu'une valeur d'indication, sans plus. Afin de vous en faire une idée complète, vous pouvez faire le détour framasoft.net.
Vous pouvez tester votre futur nouvel environnement à l'aide des multiples Live CD à base de diverses distributions Linux. Vous en trouverez une liste en fin de page. Toutes ne sont pas exemptes d'une politique commerciale à tendance propriétaire. Linux n'est en aucun cas gage d'un autre monde où tout serait différent. De nombreuses sociétés parfaitement alignées sur le système commercial ambiant utilisent Linux pour sa fiabilité, la finesse de ses réglages et de son administration, les éventuels moindres coûts des services et de la maintenance.
Si vous avez une carte vidéo sophistiquée, vous risquez de rencontrer le problème d'une reconnaissance incomplète de ses pilotes propriétaires. Dans tous les cas, vérifier la compatibilité de votre matériel avec GNU/Linux et Ubuntu.
Si vos tests à partir d'un Live CD vous confirment que l'audio et la vidéo fonctionnent correctement, si votre recherche en compatibilité matérielle semble bien se présenter, vous pouvez passer à l'étape suivante et préparer le partitionnement de votre ou de vos disques durs.
Pour organiser votre nouvelle façon de travailler, vous pouvez procéder de deux manières :
La seconde solution comporte des risques : vous n'avez pas de droit à l'erreur sous peine de perdre l'accès aux données existantes. Vous pouvez mal maîtriser l'installation du secteur de démarrage, formater Windows et vos documents à la suite d'une erreur de compréhension dans la lecture du schéma des partitions donné par le logiciel de partitionement Linux qui utilise une dénomination des volumes différente de celle utilisée par Microsoft.
Prenez-vous en main ; il vous faut vous familiariser avec la notion de système de fichier.
Il est nécessaire, afin de vous prémunir contre toutes ces erreurs potentielles, de sauvegarder sur un support externe, CD, DVD, clé USB, disque dur externe, tous les répertoires et fichiers inclus dans votre répertoire personel (Mes Documents), ainsi que vos mails, préférences, onglets de votre navigateurs.
Si vous utilisez déjà Thunderbird et Firefox, il vous suffira d'installer Mozbackup qui se charge de ce travail puis de transférer également ces sauvegardes Mozilla sur un support externe ou de copier tout simplement le contenu des profiles Mozilla.
Si vous n'avez qu'un disque dur (contenant votre système Windows) pour préparer votre nouvelle organisation, créer une partition pour mes documents et deux partitions linux :
Il faut maintenant passer à la seconde phase des opérations, créer une partition FAT 32 pour "Mes Documents", puis deux partitions Linux.
Vous pouvez utiliser Gparted en suivant ce tutoriel : partitionnement avancé
Si vous avez encore un lecteur de disquettes sur votre machine, pensez d'en acheter quelques-unes avant de commencer. Certaines distributions Linux vous proposent encore, au moment de l'installation, de sauvegarder le secteur de démarrage sur une disquette. En cas de défaillance de grub ou de son écrasement par Windows lors d'une réinstallation, vous pourrez démarrer Linux depuis la disquette.
Si vous ne reculez pas devant l'achat d'un second disque dur, toutes ces opération seront beaucoup plus simples.
Windows est sujet à de nombreuses maladies et il est assez fréquent, voir conseillé, de le réinstaller régulièrement.
En Dual-Boot Linux/Windows (ce que vous venez de réaliser), vous allez vous retrouvez face au problème suivant : Windows XP ou Vista remplaceront, lors de leur réinstallation, le lanceur de Linux par NTLDR qui est le lanceur de Microsoft NT, 2000, XP, VISTA.
Si NTLDR (ou NT loader ou chargeur de NT) ne vous évoque rien, l'existence de NTLDR se manifeste toutefois de la façon la plus désagréable lorsque, un beau jour, vous vous retrouvez avec un écran noir qui vous dit que NTLDR est introuvable (NTLDR is missing). Les raisons peuvent en être multiples.
NTLDR peut être un peu plus sympathique en vous proposant le choix entre deux systèmes Windows installés sur votre machine ou en vous présentant le menu qui permet de vous sauver d'une situation périlleuse par le mode sans échec (touche F8).
Lilo et Grub prennent le dessus sur NTLDR tout en vous laissant la possibilité d'ouvrir Windows ; mais NTLDR est beaucoup moins délicat et respectueux dans son approche ; il "boutera" sans pitié, en propriétaire sûr de lui, le squatter qui occupent les lieux ; et, grub écrasé par NTLDR, vous ne pourrez plus démarrer Linux ; du moins, provisoirement.
Votre disquette, préparée durant l'installation de Linux, va vous sauver. Redémarrez l'ordinateur en bootant sur la disquette et réinstallez Grub ou Lilo sur le secteur de démarrage. Ceci n'est que de bonne guerre ! courtoise tout de même puisque Windows est toujours au menu.
Deux autres problèmes sont également fréquents lors de premières installations en Dual Boot de Windows et Linux.
Le premier n'est qu'une petite étourderie. Linux demande un mot de passe, un vrai mot de passe. Il peut arriver que, distrait, vous en veniez à l'oublier dès le lendemain de votre première installation. Ceci ne se fait pas en principe, mais, au moins au début, notez-le quelque part parce qu'il risque d'être difficile de régler le problème.
Le second, qui peut se cumuler au premier, est que Grub, comme Lilo, sont programmés (comme NTLDR d'ailleurs) pour démarrer automatiquement le système par défaut au bout de quelques secondes. Ceci n'est pas un problème quand vous n'utilisez que Linux, mais si vous êtes en situation de Dual Boot, il peut vite devenir agaçant d'allumer son ordinateur, de prendre son mal en patience et de recevoir soudainement un appel téléphonique. La machine, livrée à elle-même, n'en fait alors qu'à sa tête et démarre sur le système par défaut, celui que, précisément, vous ne vouliez pas ce jour-là.
Vous pouvez régler facilement cette velléité d'indépendance de votre ordinateur.
Gestion du bootloader : versions Windows postérieures à XP :
"bootmgr" le bootmanager de Windows Vista et Seven
.Concernant l'opération de réglage du time out de lilo et grub sous Linux vous trouverez la solution à votre problème dans le tutoriel Ubuntu précédemment signalé ou dans celui-ci :
Comment changer le lanceur par défaut
Vous trouverez facilement la ligne "time out=". Cela vous permettra de faire votre première opération de configuration de GNU/Linux en intervenant directement sur l'un de ces fichiers de commande. Vous pourrez aussi y changer le système que vous désirez démarrer par défaut.
Les forums et page d'aides Linux sont généralement fiables et claires (à condition d'en faire d'abord une première lecture complète car l'organisation d'un tutoriel est linéaire alors que les démarches envisagées ne le sont pas nécessairement car elles peuvent être complémentaires et/ou certaines d'entre-elles peuvent être inadaptées à votre configuration). Vous remarquerez également que, naviguant sur internet depuis Linux, vous trouverez plus facilement des réponses pertinentes à vos recherches Linux qu'en naviguant sous Windows.
Il est possible de demander à Windows de démarrer Linux. Vous trouverez sur internet des tutoriels qui expliquent très bien comment procéder. Plusieurs manoeuvres sont possibles selon que vous utilisez encore Windows 98 ou une version NT. Ces manoeuvres sont avancées et demandent que vous soyez déjà familiarisé avec les deux environnements. La proposition inclue à laboratoire-microsoft.org concerne les versions NT de Windows (NT, 2000, XP, VISTA).
Il reste à évoquer la possibilité que vous avez de n'installer qu'un seul OS (Operating System, un terme qui peut être moins lourd que le concept de "système d'exploitation") grâce aux techniques de machines virtuelles (virtual machine).
Toutefois cette possibilité implique que vous ayez une machine récente car la charge qui pèse sur les processeurs et la mémoire vive est importante. Il semblerait que la résolution des problèmes liés à l'utilisation de plusieurs OS aille dans ce sens.
Sous des aspects séduisants, cette solution cache toutefois un comportement consumériste qui voudrait que, le plus rapidement possible, sous l'impulsion du développement des processeurs multi-coeurs, soit remplacé le parc énorme des ordinateurs mono-processeurs qui est un frein à la vente de nouvelles machines.
Les fabricants se tournent, une fois de plus, vers le public le plus facile d'accès, les particuliers, à qui il est devenu bienséant de proposer ordinateurs portables et PC de bureau aux capacités surdimensionnées. Lire un DVD, surfer, envoyer des mails, faire quelques travaux de bureautique, de retouches photos ou le montage de quelques vidéos familiales ne nécessite pas l'usage d'une telle puissance. Un Pentium IV, un Sempron 2400, 1 Go de mémoire vive et une carte d'acquisition vidéo correcte font parfaitement l'affaire.
Cela est sûrement un raisonnement d'arrière-garde ! Il n'est pas question d'aller "contre son siècle" mais de dénoncer l'incroyable gaspillage et les milliers de tonnes de déchets résidus d'une informatique industrielle, capitaliste, en violentes luttes compétitives pour dégager des profits à court terme.
Cette alternative est laborieuse sur une machine un peu poussive ; le LIVE CD Knoppix se charge en mémoire vive et vos 512 MO, parfaitement opérants il y a quelques temps, seront très sollicités. Dans ce cas, utilisez une version de Knoppix un peu ancienne. La Knoppix Kaella Linux Côte d'Azur et son noyau 2.4.27 font très bien l'affaire. Vous aurez peut-être des problèmes de reconnaissance de la carte son mais, il faut le rappeller, l'utilisation d'un LIVE CD n'a pas pour but de mettre en place un système parfaitement fonctionnel.
Dans tous les cas, vous bénéficierez d'une liaison Internet insensible à toute attaque virale (à l'exception de celles que vous pourrez subir en téléchargeant des exécutables ouverts ensuite sous Windows) puisque, à l'extinction de la machine, toute inscription dans le système sera effacée par arrêt du passage d'informations à la mémoire vive.
Vous avez la possibilité de conserver la configuration de cette liaison internet en l'inscrivant sur le disque dur (reportez-vous aux indications fournies par l'aide de Knoppix). Vous pouvez également créer un répertoire /home permanent.
Hormis les réserves faites sur la quantité de mémoire vive disponible, vous pouvez donc naviguer sur internet à partir de votre LIVE CD sans vous préoccuper de mettre en place pare-feu, anti-spyware, antivirus ni craindre quelques cookies. Ceci a l'intérêt de recycler votre première ou seconde vieille machine
Cette alternative Knoppix vous fera toutefois passer par l'usage d'autres navigateurs... car Internet Explorer n'est, évidemment pas, le navigateur par défaut d'une distribution GNU/Linux.
Pendant ce temps, sous Windows-Seven-quadri-coeur-4- Go-de-mémoire-vive/Internet Explorer/pop-ups en abondance, vous écoutez de la musique sur Deezer tout en batifolant sur MSN et Facebook ; une partie de votre jeu vidéo préféré attend que vous vouliez bien vous intéresser à elle mais vous branchez votre caméra USB pour y récupérer votre dernière vidéo du week-end... entre deux manips, vous envoyez un mail ou deux d'appels au secours tout en admirant, pour vous rassurer, votre bureau personalisé agité par quelques widgets animés et une incrustation de vos flashs d'informations TNT favoris... le tout en connection permanente très occasionnellement surveillée car la vie est si simple avec Ms Windows...
Jusqu'à ce dimanche fatal où, allumant votre machine, surgit un bel écran bleu ou noir dont vous ne savez que faire... heureusement pour vous, votre téléphone portable sous Androïd fonctionne encore (à moins que vous ne l'ayez perdu en revenant d'une nuit folle en boîte au Cap d'Agde); vous appellez le copain ou la copine qui assurera peut-être gentiment l'économie d'une maintenance professionelle car vous avez fait fort hier soir avec le champagne et vous consommez tout votre crédit portable en expliquant le malheur qui vient de vous tomber dessus. Nous sommes une carte bancaire bipède. Attention, avant d'aller à la boulangerie du supermarché local, de ne pas vous embrouiller en cette matinée agitée : la carte bancaire n'ouvrira pas les portes de votre véhicule bourré d'électronique (vous avez, bien sûr, souscrit une assurance pour vous prémunir des frais de réinitialisation de l'ordinateur de bord... donc, tout va bien).
Windows 98 n'est plus d'actualité. Sa gestion compliquée des périphériques USB l'a rendu obsolète. Ceci est un premier constat qui est plus le résultat d'une politique commerciale que celui d'un problème technologique ; une façon d'imposer un pseudo nouveau système d'exploitation.
Hormis un look plus attrayant, donc un appât commercial qui a très bien fonctionné, XP a été construit sur Windows 2000 lui-même amélioration de Windows NT; environ 50% des entreprises françaises boudent VISTA et SEVEN et utilisent encore Windows 2000 ou XP pro. Ce retrait, d'une unanimité quasi internationale, a donc conduit Microsoft à prolonger la vie de XP jusqu'en 2013/2014 tout en menant une vaste offensive de communications commerciales ciblées en direction des entreprises (remises sur l'achat des licences) et, comme à l'habitude, en direction des étudiants et des enseignants.
XP édition familiale était, à sa sortie, une sorte de version light livrée avec des outils d'administration et de gestion du réseau aux possibilités bridées. Il est, par exemple, impossible d'y trouver l'outil d'administration de stratégie de groupe, GPEDIT.MSC : pour y remédier, tapez ce mot clé (GPEDIT.MSC) dans le moteur de recherche de votre navigateur.
Ces cachotteries ont été renouvelées et "améliorées" avec VISTA/SEVEN. Le plus grand nombre, "l'utilisateur lambda" étant probablement trop bête pour comprendre toutes les possibilités d'administration de sa machine, il n'est donc nul besoin de lui en offrir la plénitude de la jouissance... et au cas où l'utilisateur serait un peu plus malin que la moyenne, Microsoft s'évertue à cacher, sous prétexte d'une sécurité toujours aussi aléatoire, des fonctions essentielles comme, par exemple, sous VISTA, l'accès à la commande "exécuter" qui a disparu du menu "démarrer".
Ceci nous donne une idée de la façon dont nos QI et ceux de nos enfants peuvent être évalués par les concepteurs de ce genre de cachotteries et sécurisations inutiles. Nés entre 1990/95, les jeunes utilisatrices et utilisateurs de Windows depuis, disons, 10 ans, en auront environ pour 5 minutes maximum à trouver, en cliquant rapidement dans tous les sens, cette fameuse commande "exécuter".
La commande Windows XP "diskmgmt.msc", pourtant essentielle (gestion des partitions), est pareillement cachée dans les multiples détours du menu "Paramètres". Suivez donc bien le jeu de piste :
Si les jeux de pistes vous lassent, ceci ouvre directement le gestionnaire de disque :
Vous tapez :
diskmgmt.msc
Vous pouvez alors formater, changer les lettres des lecteurs, supprimer un lecteur logique, POINT FINAL.
Vous ne disposez d'aucun outil pour repartitionner votre disque dur.
Heureusement pour vous, DOS et Windows 98 ne sont pas encore si obsolètes que cela. Vous pouvez démarrer votre ordinateur avec une disquette de démarrage Windows 98 qui est, en fait, une disquette bootable DOS contenant quelques outils de première nécessité comme FDISK, l'outil de partitionnement Microsoft.
Toutefois, vous n'aurez aucune possibilité de l'utiliser si XP a été installé par défaut sur un système de partition NTFS : FDISK ne fonctionne qu'avec des systèmes de partitions FAT 16 ou FAT 32.
Voici donc en ce qui concerne vos possibilités de créer une partition sous XP sans ajout de logiciels tiers open sources ou commerciaux...
Vous tapez :
diskmgmt.msc
Sinon, vous pouvez suivre la procédure suivante :
Menu Démarrer >>> faites un clic droit sur Ordinateur puis cliquez sur Gérer, puis sur stockage. Ceci ouvre la boîte Gestion de l'ordinateur. Dans cette fenêtre, vous cliquez sur Gestion des disques. Ce qui fait 6 manoeuvres avant de commencer quoique ce soit!
* si vous ne nettoyez jamais le contenu de /var/cache/apt/archives, le répertoire dans lequel se placent toutes les archives deb que vous installez ; à condition de savoir ce que vous faite, sous Ubuntu 9.10 vous pouvez gérer tout cela à la façon windowsienne car cette distribution inclut 2 outils en mode graphique : la logithèque Ubuntu et Ubuntu Tweak ; chacune et chacun, linuxien de longue date, en pensera librement ce qu'il veut... mais à quoi sert la logithèque Ubuntu qui n'est qu'un doublon de l'interface, elle aussi graphique, de synaptic ? rendre accessible de cette manière expéditive des fonctions essentielles qui demandent réflexion - car on n'installe pas un logiciel sans réflexions préalables autres que la lecture d'une courte description - n'est peut-être pas la meilleures façon de changer notre approche consumériste de l'informatique... Canonical, l'éditeur de Ubuntu a-t-il quelques prétentions de damer le pion à Microsoft ? en utilisant les mêmes techniques de charme et... d'oubli progressif de la ligne de commande au profit de boîtes de dialogue qui ne peuvent rien faire d'autre que d'agir en fonction du nombre de boutons cliquables proposées... Ubuntu Tweak est très loin d'agir sur toutes les fonctions possibles de configuration et il n'est guère plus utile que les Tweaks de Microsoft. Ce type de configuration sous forme de presets ne peut, en aucun cas, remplacer une connaissance réelle du système... dans le meilleur des cas, les tweaks peuvent donner envie d'en savoir plus... ce qui n'est pas négligeable ; malheureusement, très souvent, l'expérience ne va guère plus loin et court-circuite en partie toute envie d'aller voir sur les forums ce qui peut se dire sur la question.
L'installation (en Dual Boot avec Windows) d'une distribution GNU/Linux résoud très facilement ce problème.
Ce fichier ntuser.dat correspond à la clé HKEY_CURRENT_USER de votre base de registre.
Beaucoup d'entres-vous utilisent un environnement de travail Windows imposé par leurs employeurs et vous ne jonglez pas entre Outlook et Thunderbird.
Thunderbird et Firefox, logiciels opensources émanant de la sphère Sun MicroSystem utilisent un fichier pref.js. Ces logiciels s'ouvrent, en session Windows ou en session Linux, tout en respectant vos configurations. Cela demande évidemment quelques petites manipulations de votre part... et une réflexion peut-être intense pour des débutants ; mais rien de bien compliqué.
Relisez les notes au sujet de l'installation d'un programme Windows et de ses inscriptions dans le répertoire Documents and Settings ; partez de l'idée qu'il faut placer le fichier prefs.js sur une partition accessible à Windows et Linux.
Le problème résolu, vous ne vous inquiéterez plus d'une panne logiciel de Windows ou de Linux et pourrez l'aborder plus calmement sans paniquer, par exemple, sur la soudaine inaccessibilité de vos mails. il vous suffira de redémarrer l'ordinateur avec le système en état de marche.
>>> réponse possible à la devinette
Répartir deux systèmes et documents sauvegardés sur deux disques durs accroît vos chances en cas de panne physique qui, il faut le reconnaître, fait intervenir des paramètres économiques non négligeables et des connaissances techniques avancées.
En cas de pertes récupérables, les documents privés courants qui émanent de particuliers sans grand "pouvoir d'achat" n'auront jamais la même importance que les documents de particuliers ou d'entreprises qui peuvent se permettrent de payer une intervention spécialisée (mot-clé possible pour la recherche internet: récupération de données)... attention, un prix affiché n'est pas un critère de choix... et, dans de nombreux cas non critiques (qui ne sont le fait d'une dégradation physique du support), des logiciels en freeware ou opensources peuvent faire l'affaire si vous êtes un tant soit peu pratiquant avancé.
La mémoire de votre ordinateur et de vos disque durs n'est pas fiable. Les photos numériques non imprimées de toute votre enfance et jeunesse, votre collection de documents sonores, votre comptabilité familiale peuvent ainsi, à tout jamais, disparaître.
La conservation des données est une faille importante de notre société et de notre histoire que la redondance des sauvegardes ne suffira pas à combler.
Les supports sont multiples mais ils sombrent rapidement dans l'obsolescence commercialement organisée des sytèmes, des machines, des logiciels, des compatibilités, ou dans la guerre froide des procès en propriété de brevets et techniques.
En vingt cinq années d'utilisation de plus en plus intensive de l'informatique, nous sommes passés des fragiles disquettes souples aux DVD. Aucun de ces supports n'a pu prétendre à une longévité supérieure à plus de cinq ou dix ans. Les encres d'imprimantes ne résistent pas longtemps à la lumière solaire ; et n'importe quelle panne électrique soudaine puis prolongée nous plonge non seulement dans l'obscurité mais aussi dans un chaos inextricable auquel seules prétendent sereinement échapper les armées et communications gouvernementales qui multiplient leurs circuits d'accès.
Tenter de mieux maîtriser la logique et la compréhension de nos systèmes d'exploitation est le seul point important à retenir en conclusion de ce détour généraliste dont le principal but est de vous inviter à réfléchir sur le rôle d'alternatives non propriétaires.
D'une certaine façon, vous avez, dans la logique de notre système social, tous les ingrédients pour posséder l'argent, l'argent du beurre et la crémière !
Tout en sachant que ceci reste un leurre, car les alternatives opensources qui tentent de concilier des conceptions antagonistes se heurtent rapidement à des contradictions impossibles à résoudre qui se précisent alors immanquablement.
Par sa maléabilité, l'opensource en est arrivé à ce stade d'être l'un des principaux outils pervertis d'une informatique répressive, commercialement agressive, conquérante, militaire, réfugiée derrière des procédures et connaissances extrêmement pointues réservées à une ingénierie internationale qui, loin d'être philantrope, vit très confortablement de la vente de ses services aux armées, banques et industries.
La minorité activiste qui revendique une autre utilisation des codes ouverts n'a, en ce contexte, que peu d'espaces pour s'exprimer ouvertement.
Le réformisme, omniprésent, se contente, à son habitude, d'adapter plutôt que de prendre une décision radicale : c'est à dire, dans ce cadre, d'assurer un enseignement de base et de grande envergure, profond et critique de la programmation.
Ceci reviendrait à mettre l'outil informatique entre les mains de nombreux acteurs actuellement sans aucun pouvoir de décision et entièrement dépendants d'administrateurs complices des pouvoirs en place.
Faire preuve d'angélisme est une erreur d'appréciation. Il faut avoir seulement à l'esprit que des codes ouverts sont, en toute ambiguïté, c'est à dire, comme la démocratie, accessibles à tous, même à ceux qui, par leurs comportements se situent aux antipodes de l'idée humaniste ou communautaire de départ; que cette utopie ne prend pas en compte les luttes féroces qui nous sont imposées.
En ce sens, l'usage actuel des codes ouverts pourrait être comparé à une arme à double tranchant, un rouleau à patisserie ou une bonne grosse louche, double évocation de la "mégère ménagère" qui accueille son "infidèle ivrogne" revenu de quelque bar après une harassante journée de travail.
Nos aliénations ne sont pas opposables en ce schéma caricatural des violences. Elles sont les résultats complémentaires, convergents, d'un "système d'exploitation" omniprésent, machiste, possessif, refoulé, maffieux et violent, un serial killer issu d'une parentèle aliénée.
Hors ses états d'âmes et excuses publiques sans effets rétroactifs possibles sur les crimes commis, ce système ne nous laisse pas d'autres choix réactifs que ceux qu'il nous impose sur son propre terrain idéologique, dans les faits comme dans les stratégies qu'il adopte lorsqu'il se retrouve confronté à nos peurs et révoltes étouffées par la loi du silence "relatif" imposé aux médias qui nous plongent, nétiquette comprise, au coeur d'un divertissement absolu, thriller sanguinolent qui défile entre ces cadres fixes et immuables que sont la remise en ordre sécuritaire et soulageante d'un happy end arrivé par la magie hyper-active des sirènes policières et des projecteurs.
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